Indiennes de Nîmes

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indiennes

Une marque authentique profondément ancrée dans la culture de la Provence et de la camargue :

Les Indiennes de Nîmes perpétuent la tradition des premières toiles importées par la Compagnie des Indes . Durant l'interdiction de la production locale de ces étoffes promulguée par Louvois en 1686, les fabricants prospèrent dans le Comtat Venaissin en Avignon, territoire qui échappe à l’autorité Royale. ces toiles indiennes deviennent alors les tissus provençaux. Les indiennes de Nîmes, au travers d'archives de tissus, font revivre les étoffes qui ont ravi la cour de France et que l'on retrouve dans nos pourpoints, hauts Goya ou jupe Bodega pour aller à la féria. Egalement, Les Indiennes de Nîmes perpétuent la tradition de la maîtresse de maison en Camargue qui coupait au gré des besoins, nappes, rideaux ou chemises dans les toiles imprimées.

Particularité :

"SOLIDE FABRIQUE - BON TEINT" Tampon du XVIIIe siècle appliqué sur les tissus remplissant les normes de qualité

Particularité :

Les indiennes ont une particularité remarquable: elles plaisent pour leurs couleurs vives et leur résistance au lavage. L'Encyclopédie souligne que les indiennes "tirent leur valeur et leur prix de la vivacité, de la tenacité et de l'adhérence des couleurs dont elles sont peintes, qui est telle que loin de perdre leur éclat quand on les lave, elles n'en deviennent que plus belles".

Un art de vivre :

Qalamkari, plume, chaffarcani, kalifo... Florences, cotonnines, indiennes, chaffarcanis... Droulet, caracacas, jupons piqués, enveloppes et falbalas... Ainsi s'égrènent, au fil des siècles, des noms savoureux pour des couleurs, des étoffes, des vêtements inscrits dans la mémoire provençale, cette mémoire historique débordant de Marseille à Nîmes, de Carpentras à Uzès. Incessante fut l'activité rive droite et rive gauche du Rhône, à la foire de Beaucaire ou sur les quais du port de Marseille, afin d'attirer, fabriquer, écouler, échanger tous les produits d'un univers textile qui allait donner naissance à un art de vivre.

L'exotisme des indiennes :

L'attrait suscité par ces toiles peintes venues d'Orient est lié à un contexte précis, à une sensibilité particulièrement exacerbée au XVIIIe siècle. Un état d'esprit prédispose les contemporains de cette époque à s'intéresser à ces toiles venues de contrées inconnues. Cet "ailleurs" que recèlent en elles les toiles peintes, intrigue et va passionner toute la société française. Les plus grands veulent acquérir cet objet insolite pour apporter une touche d'exotisme à leur vie quotidienne. Les indiennes, rares en ce début de siècle et même inaccessibles pour certaines classes de la société, exercent un attrait irrésistible.


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